Sylvain – notre expert de la Mongolie – une personnalité hors du commun

Sylvain, qui es-tu ?

Je pense que ce qui me définit le mieux est l’amour que je porte  aux voyages. J’ai eu la chance de transformer cette passion en un travail. Aujourd’hui, je passe une partie de l’année à voyager, principalement en Asie, région du monde qui me fascine et dans laquelle je me sens bien. L’autre partie de l’année, je fais découvrir la Mongolie à d’autres amoureux du voyage. J’ai crée notre agence il y 7 ans. Au début, l’idée était d’organiser des randonnées équestres. Désormais, nous organisons tout type de voyages en Mongolie, des randonnées à cheval bien sûr, mais également des circuits plus classiques en jeep, des treks et des voyages plus atypiques.

Sylvain expert Mongolie

D’où est née ta passion pour la Mongolie? Pourquoi la Mongolie?

Sylvain expert MongolieMa passion de la Mongolie est, un peu comme mon amour de l’Asie, venue par hasard. J’étais étudiant et je préparais un voyage de plusieurs mois avec des amis en Amérique Latine. Mes amis se sont désistés et j’ai rejoint une autre personne en Asie. La Mongolie était sur notre chemin retour, une étape de 2 semaines sur un voyage de plusieurs mois. Là, une rencontre, des moments inoubliables à cheval dans la steppe qui a changé ma vie. Une vie près de la nature, simple et brute, et des relations avec les gens aussi simple et franche. Et puis le cheval bien sûr compte beaucoup, car comme les petits mongols, ma mère m’a mis sur un cheval dès l’âge de 5 ans, et c’est dans les steppes que j’ai retrouvé ce plaisir de galoper en toute liberté.

Quand es-tu venu pour la première fois en Mongolie ? Dans quel contexte ?

C’était donc en 2003, lors d’un voyage en Asie. On avait décidé avec un ami de revenir en Europe depuis l’Asie par voie terrestre, et donc avec le transsibérien. Là une étape de 2 semaines avec des Mongols rencontrés dans le train. On avait le choix de partir avec des canadiens faire une boucle du pays, ou de rester avec les personnes rencontrées, mais sans pouvoir aller très loin. On a choisi la 2ème option, et nous sommes partis en steppe pas très loin de la capitale… Mais l’avantage de la Mongolie est que ce n’est pas une destination de lieu à voir absolument, mais de moment à vivre et à partager. Alors que l’on fasse des milliers de kilomètres ou quelques centaines, le pays et là et vous accueille à chaque instant.

Comment décrirais-tu la Mongolie comparativement aux autres pays d’Asie ?

L’Asie comporte tellement de facette qu’il est dur de répondre à cette question. C’est un pays d’éleveurs nomades, alors que l’agriculture a une place primordiale dans de nombreux autres pays asiatiques. Le climat rude a également une influence sur les tempéraments qui peut paraître brut également, mais dans le sens qui ne fait pas de manière. Les gens eux sont réellement chaleureux et se font un honneur de partager avec leurs invités tout ce qu’ils ont.  Il y a une vraie solidarité entre les Mongols qui est surprenante voire déroutante.  Enfin, je me souviens d’attendre un vol de la MIAT à l’aéroport de Pékin. Sur tous les autres vols l’attente se passait dans le calme, sur le vol de la compagnie Mongol où quasi exclusivement que des Mongols attendaient, c’était une joyeuse pagaye et les gens plaisantaient et riaient à gorge déployée… et je n’ai jamais été aussi heureux de rentrer « au pays ».

Est-ce que tu as une région de prédilection ? Explique nous pourquoi.

Encore une question difficile, tellement il y a de nombreuses régions que j’apprécie. Mais s’il faut faire un choix, alors partons tout au nord de la Mongolie dans la région du Khuvsgul. Superbe région verdoyante et fin Juin, début juillet qui se recouvrent de fleurs. Le grand lac Khuvsgul est superbe, que cela soit en été, avec ses grandes forêts qui l’entourent où l’on peut faire de très belles randonnées, ou en hiver, lorsqu’il est totalement gelé et qu’on peut alors le traverser à pieds, en voiture ou idéalement en traîneau. La nourriture de la région est également une des meilleures que j’ai goûté en Mongolie, avec parfois du poisson au menu, des succulentes confitures des différentes baies que l’on trouve en forêt tartinées sur du pain chaud qui sort du poêle des familles nomades.

Yourte Mongolie

Quelle est la meilleure saison pour voyager ?

La saison où le climat est le plus agréable s’étend du mois de Mai au tout début du mois d’Octobre, avec un pic touristique en Juillet et Août. Je conseille de voyager hors haute saison, notamment début Septembre où les journées sont encore très ensoleillées et sèches, et où les forêts de mélèzes prennent leurs sublimes couleurs automnales.

Pour la région du Khuvsgul, l’idéal est de s’y rendre la dernière quinzaine de Juin pour profiter de la période de fleuraison.

Enfin, pour les plus aventureux, je conseille de venir découvrir la Mongolie en hiver. Vous découvrirez un pays différent, loin de tout ce que vous pouvez imaginer. L’accueil de la population y est magique, les paysages gelés somptueux. Je me souviens d’une traversée en chiens de traîneau de 8 jours sur le lac Khuvsgul, en plein mois de Mars, par une température de -25C en pleine journée…

Décris-nous une expérience gravée à jamais ?

Je viens de parler de la traversée du lac Khuvsgul en chiens de traîneau, je vais donc plutôt parler de la découverte de l’ethnie Tsaatan. Les Tsaatant est une ethnie minoritaire de la Mongolie (environ 250 représentants aujourd’hui) qui vit de l’élevage traditionnel de rennes dans la Taïga dans l’extrême nord du pays et qui vivent sous des tepees. En Octobre 2006, nous sommes partis avec l’équipe du bureau pour un voyage de 45 jours dans toute la partie Ouest du pays. Nous avons rejoint Tsaagan nuur en 4X4, dernier bourg au nord du pays et avons  échangé notre véhicule pour des chevaux. Là, nous avons tracé le campement des Tsaatans à travers la Taïga. Au bout de 2 jours de cheval, nous avons enfin vu apparaître un campement de tepees fumant au loin. J’ai vraiment eu l’impression d’atteindre le bout du monde. Nous avons installé nos tentes à côté de leurs tepees et avons passé la soirée en leur compagnie. Rencontre avec le chamane du groupe. Comble de chance, le lendemain était le jour dédié à la migration. Nous les avons aidé à plier leur campement et les avons suivis lors de cette migration… un moment inoubliable !!!

Découvrez le Sri Lanka avec notre expert François !

François, qui es-tu ?

Je m’appelle François, j’ai 33 ans, je viens de la vallée de Chevreuse en région parisienne.

D’où est née ta passion pour le Sri Lanka? Pourquoi le Sri Lanka ?

Ma femme est sri lankaise, je l’ai rencontré en France lors d’un de ses voyages. Nous avons décidé de s’installer quelques années au Sri Lanka après notre mariage. J’ai tout de suite adoré ce pays. J’ai rapidement pu visiter l’intégralité du pays, le triangle culturel, ces petits villages, la magnifique ville de Kandy, etc.

Quand es-tu venu pour la première fois au Sri Lanka ? Dans quel contexte ?

Francois Sri LankaJ’ai effectué un voyage au Sri Lanka la première fois pour rendre visite à ma future femme. Nous sommes allés faire un petit circuit à Kandy, puis Nuwara Eliya et ensuite la magnifique plage d’Unawatuna dans le sud. Ensuite, lorsque j’étais encore en France, il m’arrivait de voyager au Sri Lanka pour 3 jours !

Comment décrirais-tu le Sri Lanka ?

Le Sri Lanka est une île où le paysage change tous les 50 kms. Il y a tellement de choses à y faire entre la culture, la nature, les animaux, la vie rurale, les rencontres…

Quelles sont les similitudes et les différences avec sa voisine indienne ?

Le Sri Lanka est différent de l’Inde, pourtant très proches, il s’agit de 2 pays très différents. Les habitants sont différents, les paysages, les rencontres… La grande différence avec l’Inde est qu’au Sri Lanka les habitants sont aussi très pauvres mais ils ne le montrent pas. Ils sont contents avec ce qu’ils ont.  Je conseille toujours le Sri Lanka pour des personnes ne connaissant pas l’Asie. Ensuite, il est intéressant de se rendre ensuite en Inde, puis en Chine et en Thaïlande.

Quelle est la meilleure saison pour voyager ?

Il s’agit d’une des rares destinations où l’on peut vraiment venir toute l’année. Le seul point important est que, si on voyage au Sri Lanka entre juin et octobre, la mer est plus agitée sur la côte ouest et il est préférable de se rendre à l’est du pays pour du balnéaire. Nous avons des pluies tropicales mais qui ne durent rarement plus d’une journée. En septembre, octobre, nous avons des pluies surtout en fin de soirée et aussi la nuit.

Quel serait pour toi le circuit idéal pour découvrir le Sri Lanka ?

Le circuit idéal est un programme qui inclut le triangle culturel, la ville de Kandy quelques jours, les montagnes avec la route du thé, un parc national pour voir les éléphants sauvages, un déjeuner chez l’habitant, la visite de la ville de Galle, et bien sur un séjour balnéaire pour terminer !

Correspondant FrancoisFrançois répondra à toutes vos questions et vous aiguillera sur un circuit sur mesure au Sri Lanka. Contactez le ici : srilanka.asianroads@gmail.com

Rencontre avec Gilles, notre conseiller expert de l’Inde

Gilles Georget est un aventurier, amoureux du monde et de ses cultures. Curieux et sensible, Il se passionne très tôt pour l’Inde, son histoire extrêmement riche et complexe, ainsi que pour son peuple.

Enfant, déjà avide d’aventures et de voyages, il décide de suivre des études d’anglais et consacre une année à l’étude du cinéma des minorités ethniques en Grande-Bretagne notamment celles du Pakistan et de l’Inde.

Après quelques années passées en Grande-Bretagne, employé comme bibliothécaire puis dans le tourisme de luxe, qu’est ce qui vous à amené jusqu’ en Inde ?

J’ai décidé de démissionner de mon dernier job après 6 années passées à Oxford. Je voulais quitter l’Angleterre et ouvrir mes horizons. L’idée était de participer aux activités de l’ISEC (International Society for Ecology and Culture), une association Anglo-Américaine qui avait mis en place un projet Fermier dans le Nord de L’Inde pour aider aux travaux des champs. J’y ai fait les moissons, les corvées d’eau etc…

Gilles, Tia Village, LadakhC’est dans ce contexte un peu incertain que vous êtes arrivé en Inde. Après une longue expérience Anglo-saxonne, éprouviez-vous certaines craintes et appréhensions quant à la découverte de ce nouveau continent ?

Ce fut une véritable révélation ! Je suis resté 6 mois au total en Inde, dont 3 mois au Ladakh, en grande partie dans le village Tia. J’ai été accueilli à bras ouverts par une famille d’une simplicité sans pareil. Bien que très isolés géographiquement, les Ladakhis sont un peuple extrêmement ouvert à toute sorte de discussion, sans tabou ni apriori, et un humour à tout épreuve. J’ai été, et je suis encore considéré comme leur propre fils. Je suis en lien avec cette famille depuis maintenant plus de 12 ans  et je souhaiterais les inviter à Paris l’année prochaine… Inch allah. J’essaie de retourner au Ladakh aussi souvent que possible. J’y ai même emmené ma femme et mon fils.

Rajasthan, IndeVous avez visité et étudié l’Inde sous toutes ses coutures.  Certaines régions vous ont probablement plus ému et impressionné que d’autres. Quelles destinations conseilleriez-vous aux voyageurs se rendant pour la première fois en Inde ?

Le Rajasthan, le pays des rois, est généralement la porte d’entrée en Inde. Cet état du nord-ouest est reconnu pour sa richesse culturelle et son authenticité.

Mais au-delà de ses nombreux palais et ses forts majestueux de Jaipur, Jaisalmer ou encore Udaipur, le Rajasthan connait une grande vivacité de ses  traditions religieuses, vestimentaires et musicales qui sont très souvent tributaires de la situation géographique de ses habitants.

Vous pouvez également combiner ce séjour avec la découverte du Madhya Pradesh et sa faune abondante avec les parcs nationaux de Bandhavgarh de Pench et de Kanha, ou encore avec les villes culturelles d’Indore et de Bhopal.

L’Inde est bien plus qu’un pays, c’est un subcontinent. Voyager du Nord au Sud offre la même variété de cultures et de traditions que si l’on rejoignait la Grèce depuis la Russie. Avez-vous un coup de cœur particulier à faire partager aux lecteurs en quelques lignes.

Il m’est difficile de choisir une région en particulier tant l’Inde est un joyau architectural et un foyer d’une culture vibrante. Je choisirais la région de l’Himachal Pradesh pour ses traditions vivaces, son brassage culturel et ses paysages alpins variés.

Si je devais nommer un site historique, les ruines de Vijayanagar (la cité de la Victoire), située au Nord-est de la province du Karnataka, figureraient parmi mes favoris.

Enfin, les lacs et canaux du Kerala constituent un paysage tout à fait unique et caractéristique de cet état du sud de l’Inde. Ces lagunes forment un réseau de transport de marchandises largement utilisé par l’économie locale.

Gilles DesertPour clôturer cet entretien, pouvez-vous nous raconter trois rencontres singulières ?

Mon arrivée au Ladakh, en Inde, n’était pas du tout attendue par la famille qui devait m’accueillir. Je suis arrivé seul à dos de mule. J’ai été accueilli avec autant de chaleur que si j’avais toujours fait partie de leur famille.

La deuxième rencontre était une invitation à petit déjeuner dans une famille d’Udaipur, ville située dans l’État du Rajasthan, qui s’est finalement prolongé en long séjour en famille.

Enfin, je citerai une brève rencontre avec un sādhu (saint homme en sanskrit)  en pleine montagne. Il avait fait vœu de silence. Je me suis assis à ses cotés et nous avons longuement  contemplé la vallée puis il m’a offert une grande poignée de fruits secs. C’était sur un sentier menant à un lac sacré dédié à Shiva.